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Drogues
Quelles sont les différentes sortes de drogues ?
Les drogues les
plus fréquemment consommées sont :
1. Les dérivés du cannabis tel que marijuana et haschich qui sont le plus
souvent fumés dans des cigarettes (‘‘joints’’).
2. Les amphétamines ( Ecstasy, Ice…), qui peuvent être pris par voie orale
ou inhalés ou injectés en intraveineux.
3. La cocaïne, le plus souvent inhalée (‘‘sniffée’’), mais parfois injectée
en intraveineux ou fumée. La ‘‘Free-base’’ est un mélange de cocaïne commerciale
et de cocaïne pure. Le ‘‘Crack’’ est une forme de free-base, souvent fumée,
dont les effets sont très intenses et qui a un pouvoir de dépendance élevé.
4. La famille des opiacés qui comprend surtout l’Héroïne, mais aussi la
morphine et la codéine. L’héroïne peut être prise par voie intraveineuse,
inhalée, ou par voie orale.
Quels
sont les effets recherchés lors d’une prise de drogue ?
1. Les dérivés du
cannabis donnent une sensation de bien-être, d’euphorie, un effacement
des notions de temps et d’espace, une augmentation des perceptions sensorielles
(visuelle, auditive, tactile).
2. Les amphétamines et la cocaïne ont des effets qui sont un peu semblables
et qui comprennent une excitation intellectuelle, psychologique et motrice,
ainsi qu’une stimulation de la vigilance.
3. Les opiacés tel que l’héroïne mettent la personne dans un état de détente
physique et psychologique, avec altération des réactions émotives et des
perceptions.
Au niveau sexuel, les drogues peuvent augmenter le plaisir en affinant
les sensations, mais l’augmentation de la libido et de la puissance sexuelle,
souvent espérée, est rare.
Quels
sont les effets néfastes des drogues ?
Les effets néfastes
des drogues se manifestent aussi bien au niveau physique que psychologique.
Ces effets dépendent du type de drogue consommée et de la méthode d’utilisation.
Les effets physiques sont divers et peuvent comprendre une atteinte cérébrale,
cardiaque, respiratoire, digestive, un amaigrissement, des risques infectieux…
Ces conséquences peuvent être très graves et aboutir au coma et à la mort.
Les effets psychologiques sont aussi divers : angoisse importante, agitation,
agressivité, confusion avec trouble de l’attention et de la mémoire, délire,
hallucinations…
Le risque majeur de la prise de drogues est le développement d’une dépendance.
Qu’est-ce
que la dépendance ?
La dépendance suppose
la consommation répétée d’une drogue qui entraîne, dans des délais plus
ou moins rapides, le désir contraignant de consommer le produit et de
s’en procurer par tous les moyens, la tendance spontanée à augmenter les
doses du fait de l’adaptation de l’organisme aux effets de la drogue,
l’apparition d’un asservissement physique et psychologique, enfin l’apparition
d’un syndrome physique et psychique de manque ( syndrome de sevrage )
lorsque cesse la consommation.
Est-ce
que la dépendance est la même pour toutes les drogues ?
La dépendance n’est
pas la même pour toutes les drogues, et il est classique de séparer les
drogues en drogues douces et drogues dures. Les drogues douces, tel que
marijuana et haschich, ont des effets secondaires qui sont relativement
moindres, ne donnent pas de dépendance à moins d’une consommation abusive
et prolongée, et ne donnent donc pas de signes de sevrage à l’arrêt de
la drogue.
Les drogues dures, tel que héroïne et cocaïne, ont des effets secondaires
graves, donnent une dépendance très importante, et donnent des signes
de sevrage ( angoisse, crampes, douleurs, nausées, agitation…) à l’arrêt
de la drogue.
Comment
et pourquoi se développe la dépendance ?
La dépendance se
développe après une prise prolongée de la drogue, comme elle peut se développer
souvent très rapidement, et donc prendre de la drogue juste pour ‘‘essayer’’
est une situation à risque qu’il faut éviter.
Les drogues agissent sur des neurotransmetteurs qui sont présents au niveau
du cerveau, qui sont responsables des effets cliniques observés, mais
qui sont aussi responsables du développement de la dépendance. De plus,
le syndrome de sevrage observé lors de l’arrêt de la drogue entretient
la dépendance, dans le sens ou la personne se sentira très mal quand elle
essaye d’arrêter, et va donc reprendre de la drogue pour être soulagée,
et ainsi de suite.
Qui
prend de la drogue et pourquoi ?
Les drogues sont
consommées aussi bien par les jeunes que par les adultes. La présence
de certains troubles psychiatriques, tel que un trouble de la personnalité,
une dépression, une psychose, augmente le risque de consommation de drogues.
La première prise de drogue se fait souvent pour essayer, pour rechercher
une sensation nouvelle, parce qu’on est entraîné par des amis, pour ne
pas paraître faible devant les autres, et par la suite on devient dépendant
et l’on n’arrive plus à en sortir. Ceci explique la fréquence relativement
élevée de consommation parmi les jeunes.
Comment
peut-on savoir si une personne se drogue ?
Le diagnostic, en
se basant uniquement sur les signes extérieurs, est difficile. Dans le
cas de prise d’héroïne, certains signes , bien qu’ils ne soient pas très
spécifiques, peuvent être indicateurs : changement dans le comportement
de la personne qui devient asociale, parfois agressive; rétrécissement
des pupilles; rougeur des conjonctives…
Le diagnostic peut être établi avec certitude par un examen d’urines aui
donne des résultats fiables et surs, a condition qu’il soit fait dans
des délais déterminés.
Comment
traiter une personne qui se drogue?
Le traitement comprend
deux volets: la période de sevrage et la prise en charge au long cours.
La période de sevrage devrait être effectuée a l’hôpital sous surveillance
médicale et psychiatrique, avec prescription de médicaments pour aider
la personne a surmonter les signes de sevrage, et pour empêcher la personne
d’être tentée de reprendre de la drogue pendant cette période. Les premiers
contacts psychothérapiques sont aussi établis Durant la période d’hospitalisation.
Cette période dure environ une dizaine de jours.
Le traitement au long cours peut parfois utiliser la méthadone (qui n’est
pas disponible au Liban) pour les heroinomanes, qui est utilisée comme
produit de substitution vu qu’elle ressemble à l’heroine mais avec une
toxicité inférieure. La prescription de méthadone est étalée sur plusieurs
semaines ou mois, a des doses lentement dégressives. Le risqué serait
cependant de développer une dépendance psychique a la méthadone.
Différentes de psychothérapies sont préconisées dans le traitement au
long cours (thérapie comportementale et cognitive, thérapie analytique,
thérapie familiale…).
Des centres de post-cure, qui visent la réhabilitation et le développement
de certaines qualités personnelles sont aussi parfois utiles et nécessaires.
Quelles
sont les structures thérapeutiques existant au Liban?
Le sevrage peut
se faire dans n’importe quel hôpital a condition qu’il y ait un psychiatre
et une équipe spécialisée. Le centre de post-cure présent au Liban est
celui de Om El Nour, qui propose un programme s’étalant de 12 a 18 mois,
pendant lesquels le toxicomane reste constamment dans le centre, Ce programme
est strict et difficile a suivre mais les résultats sont bons et concluants.
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