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Et si
les psys, n'étaient pas que pour les fous
et les faibles!!
L'appréhension que
les gens peuvent avoir à consulter un psy, est la plupart du temps liée
à la crainte du regard des autres, ce regard que l'Autre porte sur nous
et qui pèse tant dans les sociétés orientales. Peur d'être traité de "fou"
ou peur d'être considéré comme un "faible".
" Les psys, c'est pour les fous…et les faibles" est une expression qui
revient souvent dans la bouche de ceux qui sont mal ou peu familiarisés
avec ce domaine. Mais peur aussi d'être marginalisé, car les fous et les
faibles ne font pas partie de la norme instaurée par la société. Et là,
la question de la normalité prend toute son ampleur.
Est-ce qu'être "normal" signifie faire partie d'un pourcentage majoritaire
de comportements ou de points de vue? Dans ce cas, malheur à ceux qui
demeurent dans la minorité!!! De fait, la "normalité" est alors envisagée
par rapport aux autres, à l'idéal ou à la règle, faux aspects objectifs.
Pourquoi ne pas percevoir la "normalité" d'un point de vue subjectif,
puisqu'on traite de l'être humain et que l'être humain est avant tout
subjectif. Il est difficile de rencontrer des gens qui sont prêts à accepter
cet aspect subjectif, car la "normalité" devient alors pétri de nuances
et de variabilité en fonction des réalités profondes de chacun. La "normalité"
n'est plus alors perçue comme un fait rigide et statique, qui limite les
possibilités de chacun, elle devient source de créativité et permet l'épanouissement
de toutes les potentialités de chacun et de ses différentes tendances,
dans un esprit d'enrichissement de l'être.
N'importe quel humain est alors dans un "état normal", quels que soient
ses problèmes profonds, quand il arrive à s'arranger avec cela et à s'adapter
à lui-même comme aux autres, sans se paralyser intérieurement, ni se faire
rejeter par les autres (prison-hôpital-asile), malgré les inévitables
désaccords encourus dans les relations avec eux.
C'est pourquoi, demander l'aide d'un psy à un moment particulier de sa
vie ne relève pas de la folie ou d'une faiblesse particulière. C'est une
sollicitation d'aide et de soutien pour arriver à gérer certains problèmes,
pour arriver à unir nos différentes tendances au lieu de se retrouver
obligé de taire une partie de soi pour rester adapté aux autres et à la
réalité. Requérir un soutien psychologique au lieu d'être signe de faiblesse,
marque plutôt une prise de conscience de ses propres difficultés et fait
preuve d'un certain courage pour y faire face. C'est aussi une démarche
qui renvoie chacun à son expérience personnelle qu'il a eue étant enfant
de quand et comment demander de l'aide.
Maha
Rabbath
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Avis et conseil du psy à un problème... |
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